LA VOIX DE CAVELIER – JOURNAL ÉTUDIANT DE L’ÉCOLE SECONDAIRE CAVELIER-DE LASALLE

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Un jour, je suis tombée sur un podcast de LEGEND, animé par Guillaume Play, sur le sujet de la psychopathie. Il interrogeait Loïc sur son trouble de la personnalité antisociale. De là est venue mon idée d’écrire sur ce sujet. J’ai cliqué sur le podcast en ayant une idée ciblée sur les meurtriers et les « serial killers« , et j’en suis sortie avec des questions constructives sur cette fameuse pathologie. La meilleure arme contre n’importe quel sujet, c’est la connaissance. C’est pourquoi je vous écris à propos de cette pépite où se trouvent des informations très pertinentes à prendre en compte.

Vraiment? La psychopathie?

Alors pour commencer, c’est quoi la psychopathie ? C’est l’absence d’empathie, l’incapacité de se conformer aux normes sociales et le sentiment de mépris pour sa sécurité et celle des autres. Pour la faire courte, une personne qui a cette pathologie fera tout pour obtenir ce qu’elle souhaite : un statut, un accomplissement, une expérience, par vengeance ou même par plaisir. Son rôle, il le joue à la perfection. Il ne ressent pas grand-chose mais il ne le laisse pas paraître. Parfois, il est trop tard quand on s’en aperçoit. Il n’hésitera pas à vous manipuler, ni à vous mentir, ni à vous jeter comme de vulgaires déchets. Car, chez lui, l’empathie est impossible et la connexion émotionnelle ne marche pas. Il n’a pas de remords et a un ego démesuré. Selon lui, il est le meilleur, le plus beau, le plus important, le plus intelligent et tout le monde est incomparable face à lui. Et ces gens-là représentent 1 à 4% de la population mondiale (avec les sociopathes, un autre trouble de la personnalité antisociale).

Qui sont-ils ? Eh bien ils sont plutôt discrets. Ils sont à l’écoute plus que vous pourriez le croire et ils sont très calculateurs. Ceci veut dire que leurs plans sont préparés dans les détails près. Une simple information divulguée sans appréhension, qui pourrait être positive pour lui, pourra vous causer beaucoup de torts. Grâce à son écoute aiguisée, le psychopathe sait où sont les cordes sensibles et il ne se gênera pas pour les titiller. Les psychopathes aiment les sensations fortes, le danger, mais, au contraire, ils refusent les règles sociales tout comme quand quelqu’un use d’autorité sur eux. Toutefois, les personnes atteintes de psychopathie savent qu’elles sont différentes. Toute leur vie, ils ont vu des gens tomber amoureux, avoir peur, faire preuve d’empathie. Pour eux, tous ces gens jouaient la comédie. Et malgré le fait qu’il ne les comprenne pas, il peut reproduire une émotion à la perfection. À la normale, les psychopathes sont plutôt froids émotionnellement parlant, impulsifs et ne s’attachent pas aux gens.

Une étude qui a remis en question vingt ans de recherches

James Fallon, un chercheur en neurosciences, a fait des recherches sur cette pathologie pendant une vingtaine d’années. Il a étudié des cerveaux de meurtriers, mais également des cerveaux normaux. Ses proches et lui-même ont servi comme cobayes.

Après ses analyses, M. Fallon a réalisé que l’un d’eux avait deux zones mal branchées : le cortex préfrontal et l’amygdale. Le premier se situe approximativement au front et il gère tout ce qui est en rapport avec l’empathie et la culpabilité. Le second est au cœur du cerveau et est en charge de la peur. On peut observer ces différences avec cette image qu’il a gardée pour la science.

La première radio est celle d’un cerveau qu’on a vous et moi. La seconde, celle d’une personne atteinte de psychopathie. Fallon, après analyses, a découvert ce jour-là que son cerveau correspondait à celui de droite et qu’il était lui-même une personne avec le trouble de la personnalité antisociale ; un psychopathe, pour être plus exacte. Même si en général les psychopathes n’ont pas envie de se soigner, Fallon, lui, en a fait un compromis.

« Depuis que j’ai trouvé tout cela, j’ai fait un effort pour changer mon comportement, je pense plus aux sentiments des autres. »

Les cibles

Selon Loïc, le psychopathe interrogé dans le podcast mentionné en introduction, les cibles parfaites seraient en général les filles dépressives, naïves et/ou sans père. Les premières et les dernières, parce qu’elles recherchent de la sécurité et ont besoin d’une personne protectrice. La famille peut aussi être touchée, personne n’est à l’abri de ce prédateur. Les étapes habituelles sont :

1- Observer. La personne a-t-elle besoin d’un profil en particulier ? Quelles sont ses habitudes, qu’est-ce qu’elle aime, qu’est-ce qu’elle déteste ?

2- Créer un personnage en fonction de l’étape précédente.

3- Manipuler avec, au besoin, un comportement impulsif/colérique.

4- Obtenir ce que le psychopathe voulait et en profiter pour quitter la personne.

D’où vient ce trouble ? Y a-t-il des médications ?

Comme on peut le voir sur l’image du haut, le cerveau est largement touché quand on parle de ce trouble. En effet, les psychopathes ont une absence de névrosisme, ce qui regroupe l’état dépressif, la peur et l’anxiété. La psychopathie peut être génétique mais aussi due à un environnement malsain durant la jeunesse. Même si la plupart sont comme ça depuis la naissance, beaucoup d’entre eux subissent de la violence et ont un sérieux manque d’affection pendant l’enfance. En gros, c’est une manière pour le jeune de « péter un câble » face à l’éducation des parents/tuteurs.

Selon John MacDonald, les personnes atteintes de psychopathie peuvent être reconnues par la Triade de MacDonald. Celle-ci se présente comme suit : 1- L’énurésie tardive (faire pipi au lit à l’âge de 8 ans, par exemple). 2- La cruauté envers les animaux (sévices physiques). 3- La pyromanie (intérêt excessif pour le feu)

Toutefois, cette triade est remise en question à cause des nombreuses autres recherches plus poussées. Mais il reste vrai qu’une grande partie de ces personnes ont coché ces trois cases.

En général, le trouble n’est pas encore visible durant l’enfance ni l’adolescence. L’âge adulte est donc propice à la découverte de la psychopathie chez quelqu’un.

Pour les traitements, il n’y en a aucun. Il est donc impossible d’en guérir. En réalité, même s’il y aurait des traitements, ceux-ci seraient peu utilisés ; les personnes atteintes de psychopathie ont rarement envie d’être soignées et c’est aussi pourquoi ce trouble n’est pas considéré comme une maladie psychiatrique. Il y a aussi une autre raison pour laquelle ce trouble n’est pas considéré comme une maladie : les psychopathes sont à 100 % responsables de leurs actions. Toutefois, ils peuvent être aidés par des psychologues en améliorant certains points qui peuvent nuire à leur entourage. Car même s’ils ne ressentent pas l’amour, certains ont leur manière d’aimer, d’apprécier.

Comment les reconnaitres ?

Même s’il est difficile, voire TRÈS difficile, de reconnaitre un psychopathe, certains trucs pourraient vous être utiles pour éviter le plus possible de vous faire manipuler. Pour commencer, il y a parfois des incohérences dans leurs mensonges, par exemple :

VOUS : Bois-tu parfois dans le même verre qu’une autre personne ?

LUI : Non, mais parfois dans celui de mon meilleur pote.

Bon, mon deuxième indice, il pourrait être plus vague. Les psychopathes aiment avoir la place du leader dans leur carrière. On les retrouve souvent dans des postes comme officier de police, avocat, président, journaliste, etc. Comme vous auriez pu le constater, je n’ai pas mis meurtrier. Parce qu’en réalité, les personnes atteintes de ce trouble peuvent réussir leur vie sans avoir poignardé ou fusillé quelqu’un. Oui, il y a des meurtriers atteints de psychopathie comme Ted Bundy ou encore Francis Heaulme. Mais je tiens à souligner que les psychopathes n’arrivent pas tous à ce stade.

Conclusion

En gros, la psychopathie est un trouble et non une maladie. Les personnes atteintes ne peuvent en guérir mais peuvent s’améliorer. Surtout, on peut croiser un psychopathe à n’importe quel moment. Il faut donc faire attention pour éviter d’avoir à reconstruire ce qu’il a détruit.

Références :

Pour aider à déterminer si le client est atteint du trouble de la personnalité antisociale, certains psychologues utilisent un outil, même s’il est difficile de déclarer qu’une personne est atteinte de psychopathie avec un simple test. Ce dernier s’appelle ­L’échelle de psychopathie de Hare. Plus vous êtes haut, plus vous êtes en capacité de faire de mauvaises choses. Si vous voulez le consulter, il est représenté par le lien ci-dessous. Les autres liens sont mes sources, je vous les laisse, les vidéos sont très intéressantes.

Échelle de psychopathie de Hare :

https://pourlepsy.fr/echelles/pcl.ph

LEGEND, Loïc psychopathe :
Psychopates vs sociopathes :
Être psychopathes :
Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathie

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